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日志


6月24日

Bonne fête Québec

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6月22日

Connaître le Québec ,le Canada

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2 jours avant la St-Jean Baptiste , la fête nationnale des québécois .Je veux faire connaitre le québec ,,le Canada .

 
 
 
Le Québec est une province de l'Est du canada limité à l'Ouest par l'Ontario, au Nord par le détroit d'Hudson, à l'Est par le Labrador et au Sud par l'état de New-York et l'Ontario. La capitale de cette province est la ville de Québec. Il s'agit d'une ancienne possession française cédée au Royame-Uni
 
 
 
Climat : le climat du Québec est rigoureux puisque l’on peut observer un long enneigement et près de 250 jours de gel par an. Par contre, l’été est chaud, 20° en moyenne. Les précipitations sont abondantes. Il est à noter que Montréal et Bordeaux sont à la même latitude, ce qui peut paraître incroyable en prenant en compte la différence de climat…
 
 
 
 
Informations générales sur le Canada Superficie : 9 976 000 km2
Population : 30 millions d’habitants
Capitale : Ottawa (Ontario)
Habitants : descendance britannique (28 %) descendance française ( 23 %), descendance italienne (3 %), peuples autochtones (2 %) et importantes minorités d’origine allemande, ukrainienne, hollandaise, grecque, polonaise et chinoise.
Langues : anglais, français et 53 langues autochtones.
Religion : catholique (45 %), protestante (36 %) et minorités issues des plus grandes religions du monde.
Monnaie : Dollar canadien    1 $ canadien = 0.640 euros (approximativement).
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 Pourquoi pas en passant quelques autres expressions du Québec
 
 
 
Sacrer son camp : partir précipitamment
Se faire passer un sapin : se faire duper
Se pogner l’cul : ne rien faire
Sécheuse : Sèche-linge
 
Sentir le swigne : sentir très fort la transpiration
Short (les) : Slip d’un homme
Sur le bras : gratuitement
 
Swigner : Faire la fête , danser
Vente de garage : Vide grenier
Wo ! : Ca suffit !
 
Prendre une brosse : prendre une cuite, se saoûler
Running shoes : Espadrilles, chaussures de sport
Reculons : la marche arrière
Se calicer de tout : se foutre de tout
 
Se crosser : Se masturber
Sacre moi la paix : laisse moi tranquille
 
 
Poser : Prendre des photos, photographier
Prendre un break : faire une pause
Je suis bien choqué : je suis très fâché
Mouche à marde : dans le langage populaire quand on veut parler de quelqu’un de très collant dont on ne peut pas se débarrasser
On n’est pas sortis du bois : on n’est pas au bout de ses peines
Pisse-minute : quelqu’un qui urine souvent
 
 
Avoir du change : Avoir de la monnaie
Avoir du fun : S’amuser, prendre du plaisir
Avoir de l’ouvrage : avoir un emploi
Avoir la gueule fendue jusqu’aux oreilles : avoir un grand sourire
Avoir le va vite : avoir la diarrhée
Bec : baiser
Boss de bécosse : quelqu’un de peu d’envergure qui veut se donner de l’importance en transmettant des ordres
Brassière : soutien-gorge
Cassé comme un clou : être fauché
Chauffer son char : conduire sa voiture
Etre pacté : Etre saoul
Etre tanné : En avoir marre
Faire du pouce : Faire de l’auto-stop
Faire une joke : faire une plaisanterie
Flusher la toilette : tirer la chasse d’eau
Fourrer : flouer, être malhonnête. Ex : on s’est fait fourrer en achetant cette voiture Dans le langage vulgaire : forniquer
Grimper dans les rideaux : se fâcher violemment
 
 
À la revoyure............................au revoir, à la prochaine
Astineux.........qui dit toujours le contraire
Avoir du front tout le tour de la tête..........................................Personne effrontée, voir même audacieuse
Avoir le feu au cul.....................être en colère
Chanter des bêtises....................engueuler quelqu'un
Cogner des clous...............s'endormir
De bonne heure su l'piton...........se lever tôt
Être capoté ben raide.................folie passagère
Faire un flat..............................faire une crevaison
Femme qui marche....................femme facile
Frapper un noeud......................un échec, un refus
Guidoune ou guedoune..............femme facile
Flambant neuf...........................tout nouveau
Péter la baloune........................dépasser le point d'alcoolémie
Sauter la clôture........................tromper son mari ou sa femme
Tes bébelles pi dans ta cour........mêle toi de tes affaires
 
Pas mal        ....................................                Assez
Pas pire          ..................................................                Très bien
Gosses       ...............................                Les testicules
Joke           .............................                 La blague
Longue distance  .......................     L'appel interurbain
 
Quelques mets québécois
Queue de castor : Pâtisserie sucrée en forme de queue de castor
Pudding du chômeur : Succulent dessert à base de sirop d’érable
Pâté chinois : Plat typiquement québécois composé sur trois étages de viande hachée, de maïs sucré en crème et de purée de pommes de terre (un peu comme le hachis parmentier
Beans (binnes) : plat québécois composé de haricots blancs et de lard
Hamburger all dress : hamburger garni de plusieurs condiments, d’oignons et de chou
Hot dog steamé : saucisse spéciale servie dans un petit pain de forme allongée, le tout réchauffé à la vapeur
poutine : frites avec sauce et fromage en grains

Cipaille En générale, grand pâté dans la préparation duquel entrent des pommes de terre et diverses sortes de viandes. Aussi appelé tourtière du Lac-Saint-Jean.

Tourtière:Tourte à la viande, appelé également pâté à la viande.

Tarte au sucre: Tarte à base de cassonade et de crème ou de lait.

Graisse de rôti : Elle est faite à partir de la cuisson d'une longe de porc

Tête fromagée :
Tout un travail autour d'une tête de porc - beaucoup de cuisson, des oignons et des assaisonnements Condiments


Bouilli au lard salé :
C'est un plat unique, une ode aux produits du Québec et au travail des cultivateurs. On faisait mijoter de l'agneau de Charlevoix et/ou du boeuf avec du lard salé, des carottes, des navets, des pommes de terre, du blé d'inde, des fèves (haricots verts et jaunes) et du chou. Dans les Cantons de l'Est, on faisait bouillir surtout une pièce de boeuf avec un jarret de porc
Cretons
C'est une version typique de "rillettes" qu'on retrouve sur la table avec du pain de campagne au petit déjeuner comme en hors d'oeuvre faite à partir de filets de porc, de panne, d'oignon. Certaines cuisinières y ajoutaient des rognons. Soulignons les cretons de Montréal faits uniquement de panne, et ceux de Québec qui ressemblent davantage aux rillettes normandes mais la viande est hachée au lieu d'être effilochée

Grillade de lard
Le lard est passé dans la farine et grillé des deux côtés

"Oreilles de crisse"
Comme autrefois, les oreilles de crisse se mangent avec du pain; ce sont des croustilles de lard qui craquent (crissent) sous la dent, de là leur nom. Au temps des pionniers et des coureurs des bois, les oreilles de crisse apaisaient la faim des vigoureux gaillards qui maniaient l'aviron avec entrain. Le terme "bacon" est français et ce sont les Normands qui en ont répandu l'usage chez les Anglo-Saxons.

Soupe aux pois
Des pois cuits et réduits en purée dans leur eau de cuisson et relevés de lard salé en fines tranches

 

Ketchup vert et ketchup rouge
À la fin de l'été, chacun prépare ses conserves d'hiver à l'époque de la cueillette - tomates, oignons, piments verts sont mis en pots avec du sel, du sucre blanc, des épices et du vinaigre pour accompagner en tout temps de l'année l'incontournable tourtière et les charcuteries. On peut l'associer à certains chutneys.

 

Jambon à l'érable
Autrefois, dans un fumoir, on suspendait le jambon au-dessus d'un évaporateur; les vapeurs aromatisées de l'eau d'érable fumaient ainsi la pièce de viande.

 

Ragoût de pattes de cochon :
C'est un mets typique de l'hiver et des jours de fête. Les pattes de cochon sans peau mijotent pendant une demi-journée dans l'eau avec des pommes de terre, du sel, du poivre et une pincée de muscade. Selon les régions, on y incorpore des boulettes de viande (cf. ragoût de boulettes) et on dépose sur la préparation des "dumplings"

 

Ragoût de boulettes :
Il existe plusieurs variantes - boeuf, porc ou veau haché ou une combinaison de deux ou des trois ingrédients. La viande est assaisonnée de sel, poivre et muscade et façonnée en petites boulettes qu'on roule dans la farine. Elles sont ensuite mises à dorer dans un peu de gras de lard fondu. On verse ensuite de l'eau et on laisse mijoter pendant deux heures à feu doux avec un gros oignon. Le ragoût est traditionnellement servi avec des pommes de terre bouillies.

 

Rôti de porc aux patates jaunes :

Ce mets date du début de la colonie lorsque les ancêtres québécois utilisaient pour la cuisson n'importe quelle partie du porc, souvent même pas découenné, ce qui avait pour effet de colorer les pommes de terre. On prenait principalement une longe de porc qu'on faisait cuire à feu doux pendant plus de six heures dans un chaudron de fonte noir. En fin de cuisson, les pommes de terre étaient ajoutées à la graisse du rôti.
 
 

Éperlans frits:
Bas St-Laurent - Ce petit poisson familier aux habitants de cette région se pêche à la fraîcheur des petites heures du matin. Les éperlans sont roulés dans la farine salée, baignés dans du lait, recouverts de chapelure et frits au beurre, au lard ou à l'huile. Ils sont servis avec du beurre fondu, du jus de citron et du persil

 

Pâté au saumon, sauce aux oeufs:
C'est une façon d'accommoder un reste de saumon en le déchiquetant dans une purée de pommes de terre relevée de ciboulette du jardin. Cuit entre deux abaisses de pâte, il est servi chaud avec une sauce béchamel épaissie à l'oeuf cuit dur


 

Grands-pères au sirop d'érable:
Un genre de dumpling préparé à la toute dernière minute arrosé de sirop d'érable et mangé chaud.

 

Pouding aux bleuets :
Lac St-Jean - sur un fond de bleuets, on verse une pâte à gâteau; le tout est cuit au four et servi chaud avec de la crème fraîche



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6月10日

encore des expressions québécoises

 

Bonjour ,,Ce matin je rajoute des expressions québécoises ; Amusez vous

 

évacher (s') (v.) *
s'avachir, se laisser choir : le soir y rentre chez-eux pis y s'évache sur son divan pour le reste d'la soirée.

fif , fifi (n. m.)
1) homosexuel (péjor.) : y’é fif, c’est clair juste à le regarder. 2) poule mouillé : vous avez peur d'le faire, gang de fifs ! Syn. tapette.

fourrer (v.)
1) mettre : où t’as fourré le lait ? 2) (très péjor.) baiser, sauter. se fourrer : se tromper, se gourer.


frais ou frais-chier (adj.)
snob, prétentieux, m'as-tu-vu : elle fait sa fraîche avec ses bijoux en or.

frencher (v.) *
embrasser avec la langue (French kiss) : y'a jamais frenché une fille.

frette (adj.) *
froid, très froid : ostie qui fait frette !


fru (e) (adj.) *
frustré(e), en colère : y'é pas mal fru de s'être fait avoir.

fucker (pron. foquer) (v.)
1) briser, mettre à l’envers : arrête, tu vas tout fucker ! fucké (adj.) : 1) hors-d’usage : mon ordinateur est fucké. 2) (péjor.) en parlant d’une personne, perdu, bizarre : maudit fucké !, t’é fucké dans’ tête toé.  Syn. ça va pas ben ? fuckant (adj.) : qui embrouille, entraîne la confusion : c'est donc ben fuckant ces p'tites rues tortueuses ! Syn. mélangeant. fuckailler (pron. foquailler) (v.) * : tourner en rond, tenter d'arriver à quelque chose sans succès (voir fucké).  fuckaillé (adj.) : brisé, en désordre, hors-d'usage (objet); confus, embrouillé (personne).

fucker la chienne (expr.) : tourner en rond, avoir de la difficulté à arriver à quelque chose : depuis deux heures y (il) fucke la chienne avec sa table IKEA.
fuck friend (expr.) * : amant, amante, personne que l'on fréquente pour la baise seulement.


fun (de l'angl. fun, plaisir) (n.m. et adj.) *
plaisir, amusement : ça faisait longtemps que j'avais pas eu autant d'fun; ça va être le fun !

un fun noir (expr.) : un plaisir fou.
pour le fun (expr.) : qui n'est pas sérieux, pour le plaisir : fâche-toi pas, c'était juste pour le fun.


gang (de l'anglais gang, bande) (n. f.) *
au sens du dictionnaire, bande de malfaiteurs; au sens large, s'emploie pour désigner un groupe : la prochaine fois j'vas ammener ma gang pis tu vas manger une volée. C'est just'une gang de morons.


gras dur (expr.) *
se dit d'une personne qui a de la chance, comblée, peinarde : t'é gras dur le père !


grassette (adj.)
femme avec un léger embonpoint : elle est jolie mais un peu grasette. Syn. grassouillette, rondelette, enrobée, enveloppée

gripette (adj.)
qui n'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, de mauvaise humeur (surtout pour un enfant) : t'é don ben gripette à matin !

grouiller (v.)
bouger : arrête de grouiller tout le temps sinon je serai pas capable de te couper les cheveux comme tu monde (correctement). Syn. gigoter.

guenille (n. f.)
1) s’utilise pour vêtements sales (sens du dictio.) mais aussi pour les vêtements au sens large (péjor.) : elle dépense tout son argent pour des guenilles. 2) torchon de cuisine.

à chaque guenille son torchon (expr.) : à chaque personne en correspond une autre.

jasette (n. f.) *
conversation, bavardage

piquer une jasette (expr.) : entâmer une conversation, souvent assez longue : ça faisait longtemps que je l'avais pas vu faqu'on a piqué une jasette.
joke (pron. djoke, de l'angl.) (n. f.)
blague.  joker (v.) : faire des blagues.


joual (déformation du mot « cheval ») (n. m.) *
1) désigne le parler populaire, l'argot québécois ; 2) juron : y fait frette en joualvert !

kékette (adj.)
(péjor.) pénis : grosse corvette, p’tite kékette (expr. pop.).


lendemain de la veille (le) (expr.)
le jour qui suit une soirée particulièrement bien arrosée d’alcool : tout le monde déteste les lendemains de (la, facult.) veille.

 

lousse (de l’angl. loose, ample, lâche, déserré, branlant) (adj.)
1) ample, lâche : depuis qu’elle a maigri ses pantalons sont trop lousse, la vis est trop lousse. Syn. slack. 2) laisser libre : laisse-moi du lousse, tu m’empêches de respirer, elle laisse ses cheveux lousse.

se lâcher lousse (expr.) : se laisser aller (à la dépense, à l’amusement, etc.).


maganer (v.)
1) endommager : voir décrisser. 2) en parlant d’une personne, mal en point, le plus souvent après avoir fait la fête et bu avec excès : je suis toujours magané le lendemain quand je bois un coup la veille.

magasiner (v.)
faire du shopping. magasinage (n. m.) : shopping.

 

marde (n. f.)
merde. mardeux (adj.) : personne qui a de la chance.

maudite marde ! (expr.) : ah ! merde
manger un char de marde (expr.) : envoyer foutre : mange un char de marde !
mangeux d'marde (expr.) : enfoiré.
c'est l'boutte d'la marde ! (expr.) : il ne manquait plus que ça !
tache à marde (expr.) : individu collant, dont on ne peut se débarasser : ton p'tit frère c'est une vraie tache à marde !

 

masse (en) (expr.) *
au sens du dictionnaire, veut dire « en grand nombre ». On l'emploie ici dans le sens de suffisamment, assez : non, je veux pas un autre morceau de gâteau, un c'est en masse.


misère (avoir de la) (expr.) *
accomplir avec grand peine, avoir de la difficulté : j'ai eu d'la misère à me trouver une place, il a eu de la misère à me convaincre de venir.


moumoune (n. m.) *
1) peureux, dégonflé : voyons donc, on n'est pas a New York, t'é don ben moumoune de pas vouloir te promener le soir ! 2) lavette : lever des grosses boîtes, c'est pas une job de moumounes ¸


niaiser (v.)
1) perdre son temps : y niaise toutes les fins de semaines. 2) faire perdre son temps à quelqu’un, se moquer : je crois qu’il n’est pas intéressé, il fait juste me faire niaiser. niaisage (n. m.) : action de faire niaiser, enfantillages : c’est fini le niaisage ? niaiseux (se) (n.) :  crétin, imbécile, con : ce gars-là y'é super beau, mais y'é tellement niaiseux !  Syn. tarla, toton, épais, cave.

nombril du monde (se prendre pour le) (expr.) *
personne égocentrique, qui se donne de l'importance : y s'prend pour le nombril du monde celui-là !

nono, nounoune (adj.)
niais, nigaud, idiot


ouin (adv.) *
exprime une constatation, une hésitation, un doute : ouin, c'est pas fort ton affaire. Ouin, peut-être qu'on va y aller. Ouin, ouin, ouin (mais oui, mais oui).


pantoute (expr.)
pas du tout : t’as pas d’argent pantoute ? J’ai pas pantoute envie d’y aller.


paqueter la gueule (se) (expr.) *
se saouler : à soir on va s'paqueter la gueule mon gars. syn. se paqueter la fraise.

parquer (de l'angl. to park, se stationner)
garer sa voiture : ça fait juste trois fois qu'on fait le tour, tu vois ben qu'y a nulle part où se parquer ! parking (n. m.) : stationnement.

faire du parking (expr.) : se garer dans un endroit isolé pour s'embrasser, se peloter.


faire une pipe   faire une fellation


pétard (n. m.)
belle fille, bien roulée : m’as tu vu le pétard ??

péter (expr.)

péter au frette (expr.) : faire un infarctus,  crever : tu vas finir par péter au frette si tu relaxes pas un peu de temps en temps.
péter de la broue (expr.) * : se vanter, exagérer dans le but de se rendre intéressant : écoute-le pas, y pète d'la broue. péteux (de broue) (expr.) : qui pète de la broue.
péter plus haut qu'le trou (expr.) : être prétentieux.
péter sa coche (expr.) * : péter les plombs
se péter les bretelles (expr.) : éprouver du contentement, être satisfait de soi, se vanter : y'a fait un beau coup pis y'arrête pas de s'péter les bretelles.
péter un score (expr.) : avoir une excellente note (à un examen).


pigrasser (v.) *
prendre ça et là, surtout en parlant d'aliments : quelqu'un a pigrassé dans l'assiette de fromage avant que les invités arrivent. pigrasseux (-euse) (adj.) : qui pigrasse.

piler (sur) (v.) *
marcher sur : aie, tu viens juste de me piler sur le pied !

piler sur son orgueil (expr.) : ravaler, marcher sur son orgueil.

 

placoter (v.)
bavarder : les ados peuvent placoter des heures au téléphone.


platte (adj.)
ennuyant : Le film était platte à mort / platte en crisse.

c'est platte... (expr.) * : c'est dommage, c'est pas de chance : tu peux pas venir ? Ah, c'est platte... Tu t'es cassé une jambe ?? Ouin, c'est pas mal platte !
farce, joke platte (une) (expr.) * : une blague ennuyante, stupide.
plotte 
(n. f.) *
(pérj.) 1) organes génitaux féminin. Syn. chatte. 2) femme (démontre un manque de respect) : regarde la plotte qui passe en face !

poche (adj.)
mauvais, médiocre, décevant : son dernier livre est poche. C’est poche que tu n’aies pas pu venir. Syn. platte. pocher (v.) : ne pas rencontrer le seuil de réussite : j’ai poché mon examen. Syn. couler. poche (n. f.) : parties sexuelles masculines, entrejambe : y'arrête pas de se gratter la poche.

 

poupoune (n. f.) *
1) une fille, une femme bien roulée 2) parfois employé péjorativement pour désigner une fille ou femme peu naturelle, très maquillée, qui porte des vêtements trop seyants et sans goût. Syn. pitoune.


schnoute (n. f.) *
merde.

manger d'la schnoute (expr.) :  envoyer foutre : mange d'la schnoute, j't'ai pas demandé ton avis. Syn. manger d'la marde.


slack (de l’anglais, ample, lâche) (adj.)
ample, lâche, mal ajusté. Syn. lousse. slaquer (v.) : relâcher : on a eu un gros rush à l'heure de pointe, pis après ça a slaqué.

slaque la poulie (expr.)* : Calme-toi, relaxe : wow, slaque la poulie, on n'est pas si en retard que ça !
slaquer (prob. déformation de l’angl. to sack, renvoyer) (v.)
1) mettre à la porte : y se sont fait slaquer.


swing (sentir le) (expr.) *
dégager une odeur de transpiration.
 

tanner (v.)
fatiguer, importuner : ça me tanne de toujours te répéter la même chose. tannant (adj.) * : au sens du dictionnaire, qui fatique, épuise, importune, aussi employé pour désigner un enfant qui ne tient pas en place : le petit d'la voisine y'é assez tannant, toujours en train de faire des mauvais coups.

 

taponner (v.) *
1) toucher, palper : le vieux schnock, y peut ben m'taponner les mains, mais y m'taponnera pas les fesses !  2) effectuer une réparation, une activité en amateur : ça fait quatre heures qu'y taponne sur mon char pis y'a toujours pas trouvé le problème. 3) retoucher, changer de menus détails : y taponne après son texte depuis une semaine. 4) froisser en boule : taponner une feuille avant de la jeter, en faire un tapon. taponneux (adj.) : 1) qui taponne.  2) tatillon.  taponnage (n. m.) : se dit d'un geste ou d'une action tatillone : ça va faire le taponnage !

tarla (n. m.) *
crétin, con : regarde le grand tarla, y fait chier tout le monde.


trouble (presque toujours employé dans le sens de l'angl., trouble, ennuis) (n. m.)
ennuis, problèmes : avoir un chien, c'est juste du trouble.

y'a pas d'trouble ! (expr.) : y'a pas de quoi, aucun problème.


twit (de l'angl. twit, crétin) (n. et adj.) *
crétin, con, idiot : gang de twits, vous avez pas apporté d'bière !! Syn. moron.


va chez l'diable / su' l'diable (expr.) *
va au diable, va te faire voir. Syn. va chez l' bonhomme

va chier (expr.) *
syn. : va te faire foutre


varger (v.)
cogner, donner des coups : les voisins arrêtent pas d'varger dans les murs. Syn. fesser.

c'est pas vargeux (expr.) : c'est pas génial. Syn. c'est pas fort.

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6月8日

Suite du petit cours québécois

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Bonjour ,,voici la suite de mon petit cours québécois , je vais en mettre de temps en temps car il y en a beaucoup d'autres

 
 
à cause ? (expr.) *
à cause ? (expr.) *
pourquoi ?
c'est pas d'à cause ! (expr. typique Saguenay - Lac St-Jean) : Tu as raison ! Bien dit !
 
 
 
accraire (v.) *
1) déformation du verbe « accroire » : y'é ben bon pour en faire accraire au monde. 2) employé dans le sens de « croire » : j'ta donné 50 piastres hier pis tu veux m'faire accraire qui t'en reste pu ? ; 3) faire semblant : c'est mon ami pour l'accraire.
s'en faire accraire (expr.) : se croire meilleur, supérieur.
se faire des accraires (ou accroires) (expr.) * : bâtir des châteaux en Espagne.
 
 
 
adonner (v.)
1) convenir, bien tomber : oui, vendredi matin ça m'adonne. T'aime pas le hockey ? Ça adonne ben, moi non plus ! 2) (v. pronominal) s'entendre, s'accorder : moi pis ton frère, on s'adonne ben ensemble.
ben d'adon (expr.) * : se dit en parlant d'une personne serviable, avec qui on peut facilement s'entendre : mon propriétaire y'é ben d'adon quand je lui demande de faire des réparations.
 
 
agace (ou agace-pissette) (n. f.)
(péjor.) femme qui provoque les hommes.
 
 
amancher (v.) *
arranger, régler quelque chose : tu vas voir, j'vas toute t'amancher ça. amanchure (n. f.) : désigne un arrangement de choses, un projet, le plus souvent employé avec une pointe de dérision.
être ben amanché (expr.) : 1) être dans de mauvais draps : je suis bien amanché là, pus d'blonde pis pus d'job. 2) être bien pourvu génitalement : ce gars-là yé ben amanché ! Syn. avoir une grosse queue.
 
 
arracher (en) (v.)
avoir peine à faire quelque chose, avoir de la difficulté : j'en arrache avec les cours d'anglais. Syn. avoir de la misère.
 
 
asteur (à cette heure, parfois écrit astheur) (adv.) *
maintenant : asteur que t'as mangé, t'es tu prêt à y aller ?
 
 
astiner ou ostiner (s') (v.) *
obstiner, argumenter : astine-moi pas ! astineux, astineuse (adj.) : qui s'astine.
 
 
avoir son voyage (expr.) *
être à bout de nerfs : c'est la cinquième fois que le voisin met sa musique à trois heures du matin, j'en ai mon câlisse de voyage !
 
baboune (n. f.)
faire la baboune : faire la gueule.
 
 
balloune (n. f.) *
ballon gonflé que l'on distribue dans les fêtes ou occasions spéciales.
souffler dans' balloune (expr.) : souffler dans un ivressomètre (appareil mesurant l'alcoolémie).
partir sur une balloune (expr.) : s'ennivrer.
être en balloune (expr.) : être enceinte.

 
 
bardasser (v.)
secouer, faire du bruit ou des gestes bruques pour démontrer sa colère : je l'sais qu't'é en criss mais c'est pas une raison pour bardasser. Syn. bourrasser
 
 
barrer (v.) *
fermer à clé, verrouiller.
 
 
bête (adj.)
rude, impoli, sec : je suis allé lui parler mais elle m'a répondu tellement bête que je ne lui ai plus jamais reparlé.
avoir l'air bête (expr.) : ne pas avoir l'air amical.
faire un air bête (expr.) :  regarder avec exaspération et`/ ou mépris.
rester bête (expr.) : être surpris, pris de court : lorsqu’elle m’a dit de m’en aller, je suis (ou à l’occasion j’ai) resté bête. Syn. pogner son air.
 
 
blonde (n. f.)
petite amie, amoureuse : la blonde de mon frère est fine.
 
 
bobettes (n. f.)
slip, culotte, caleçon : ramasse tes bobettes !
 
 
bœufs (pron. beux) (n. m.)
policiers, poulets. Syn. cochons.
air de bœufs ou face de bœufs (expr.) : qui exprime la mauvaise humeur : arrête de m'faire une face de bœufs, c'est pas de ma faute si ça pas marché.
 
 
boisson (en) (expr.) *
saoul, ivre : y'était en boisson quand y s'est fait arrêter par les beux. Syn. chaud.
 
 
brailler (v.)
pleurer  : elle arrête pas de brailler depuis que son chum l'a laissée.
 
 
ça pas rap (expr.) *
« ça a pas rapport » : expression utilisée surtout par les adolescents et qui s'emploie pour désigner quelque chose qui n'est pas pertinent, qui n'a rien à voir, ou quelqu'un qui se gourre : t'a pas rap man avec tes bottes de cowboy pis ta planche à roulette !
 
 
capoter (v.)
1) prendre beaucoup de plaisir à, adorer : je capote  quand j’écoute parler en espagnol. Syn. tripper. 2) exagérer, déconner, perdre la tête : inviter 100 personnes ? Tu capotes ou quoi ??. Syn. virer fou. 3) se prendre la tête : je capote, j'aurai jamais le temps de tout faire. capoté (adj.) : se dit en parlant de quelqu’un ou de quelque chose qui sort de l’ordinaire : ton idée d’aller à New-York samedi matin et de revenir samedi soir, c’est capoté ! Syn. sauté, flyé.
 
 
cenne (n. f.)
sou : je peux pas y aller, j’ai pas une cenne (je suis fauché). 
compter ses cennes (expr.) : être radin.
arriver à' cenne près (expr.) : équilibrer le bilan (recettes et les ventes). Syn. balancer.
cenne noire (expr.) : pièce de un cent. Syn. sou noir.
c'est avec des cennes qu'on fait des piastres (expr.) : c'est en accumulant petit à petit qu'on obtient de gros montants.  

 

 

char (n. m.)
voiture, auto. Fait aussi référence à un wagon de train, comme dans « un char de marde » ou « le pont des chars » (pont ferroviaire). *

les p'tits chars (expr.)* : ancienne désignation pour les autobus et tramways : on a pris les p'tits chars pour aller dans le bas de la ville.
les gros chars (expr.)* : par opposition à la précédente et probablement plus ancienne, le train : tout le monde se déplaçait pour voir arriver les gros chars.
c'est pas les gros chars (expr.) : expression pour dire qu'une chose n'est pas impressionnante : ouin, le resto dont tu m'as tant parlé c'est pas les gros chars !
un char de (expr.) : un tas de, un plein wagon : y m'a envoyé un chard de bêtises par la tête. Mange un char de marde !

 

 

 

chaud, chaudasse (adj.) *
saoul : ça m'fait chier quand tu rentres chaud à' maison. Syn. en boisson

 
 
 
chien (n. m.)
individu âpre, dur, méprisable (sens du dictio.) : le gros chien sale ! (expr. commune). chiennerie (n. f.) : parole, action méchante. Syn. vacherie.
être habillé comme la chienne à Jacques (expr.) : être mal habillé ou de manière inapropriée aux circonstances.
avoir la chienne (ou pogner la chienne) (expr.) : avoir très peur, avoir la trouille.
son chien est mort (expr) * : ne pas avoir de chance, perdre ses espoirs : elle voulait reprendre avec son chum mais son chien est mort quand il est parti avec une autre.

 

 

 

chier (v.)
chier (qqun) là : planter là : moi j'pensais qu'y'était parti aux toilettes mais non, y m'a chié là !

chier des briques (expr) * : avoir très, très peur.
ne pas aller chier loin (expr) : ne pas pouvoir faire grand chose avec (qqchose) : de nos jours, tu vas pas chier loin avec 5 $ !


chu (expr.)
contraction de « je suis » : chu ben tanné d'écouter ses jokes
plattes.
 
 
chum (n. m.)
1) petit ami, amoureux : j'ai rencontré son chum. 2) amis(es), copains : je suis sortie avec ma gang de chums hier. chummy (n. m.) * : ami, copain : toi t'é un bon chummy.
être ben chum avec (expr.) : avoir des relations cordiales, un lien privilégié : y'é ben chum avec le fils du boss.

 

 

cramper (v.)
1) rire à en avoir des crampes : je suis toujours crampée elle raconte une blague. 2) tourner plusieurs fois le volant d'un véhicule pour changer l'orientation des roues : crampe tes roues avant de reculer. crampant (adj.) : très drôle, marrant. Syn. tordant.

 

 

crisse (ou criss) (voir aussi câlice, tabarnac, ostie, calvaire et ciboire – les cinq sacres (jurons) les plus importants de la langue québécoise – à noter, pour les usages 1) et 2) tous ces sacres peuvent être employés)
1) employé seul : putain, bordel. Syn. câlice, calvaire, ciboire, ostie et tabarnac. Les sacres sont souvent combinés, par exemple : criss de tabarnac, ostie de criss de calice !! 2) les sacres s’utilisent aussi fréquemment pour remplacer « très » : une crisse de bonne tarte aux pommes.  3) drôlement, vraiment: y sont bons en criss ! crisser (v.) : 1) mettre, jeter : où t’as crissé les bas que j’avais crissé là ??  je les ai crissés aux poubelles. Ah oui ? Ben moi j’vas te crisser à’ porte. Si tu fais ça, c’est moi qui  vas te crisser mon point dans’ face.  2) donner, coller : il lui a crissé une volée (raclée), le prof lui a crissé la pire note de la classe. Syn. câlicer. 3) laisser, quitter : il a crissé sa job et sa blonde là. Syn. dumper,flusher. décrisser (v.) : 1) endommager : l’hiver ça décrisse un char (voiture). 2) en parlant d’une personne, mal en point : y’é décrissé d’la vie depuis qu’sa blonde l’a laissé. Syn. : maganer (magané), décâlicer (décâlicé). 3) * partir brusquement, foutre le camp : ben si cé d'même, j'décrisse ! Syn. sacrer son camp.

un petit criss, une p’tite crisse (exp.) : personne détestable.

 

 

crosser (v.)
duper, avoir : y'a payé son char trop cher, il s’est fait crosser. Syn. fourrer. se crosser : (vulg.) se branler. crosse (n. f.) : attrape : c’est trop facile, il doit y avoir une crosse à quequ’part. Syn. pogne. crosseur (adj.) : malhonnête, indigne de confiance : c’est un beau crosseur.

 
 
 
crotte (n. f.) *
excrément solide, selles.
être dans ses crottes (expr.) : être de mauvais poil : c'est pas le temps de lui demander quoi que ce soit, y'é dans ses crottes à matin.
avoir chié ses plus belles crottes (expr.) * : se dit d'une personne pour qui les plus belles année de sa vie sont derrière elle (prendre crotte au sens de réalisations, projets, etc.) : ouin, ce bonhomme là, ses plus belles crottes sont chiées.
avoir une crotte sur le coeur (expr.) : avoir quelque chose sur le coeur, un souci, une peine.

 


cruiser (de l'angl. to cruise, rouler en voiture) (v.) *
draguer : ce bar là c'est une bonne place pour cruiser.

 
dépanneur (n. m.) *
petite épicerie ouverte au-delà des heures habituelles des autres commerces
 
 
écoeurer (v.)
1) causer du dégoût (sens. du dictio.). 2) embêter, faire chier : arrêtez de l'écoeurer, vous voyez ben qu'y va brailler ! écoeurant (adj. et n. m.) : 1) génial, super : ton idée est écoeurante ! 2) salaud : t'é rienqu'un écoeurant ! Syn. maudit chien sale.
 
 
effoirer (v.) *
écraser, aplatir : attention où tu mets les pieds, t'as failli effoirer la queue du chat. s'effoirer : tomber, choir : je me suis effoiré dans l'divan sitôt rendu à'maison; le château de cartes s'est effoiré.

 

 

énerver le poil des jambes (s') (expr.) *
s'exciter, s'inquiéter, souvent pour un rien : c'est pas nouveau, à chaque fois y s'énerve le poil des jambes.

 

 

enmieuter (s') (v.) *
devenir meilleur, s'améliorer : c'est pas vargeux dehors, j'espère que ça va s'enmieuter.

 

 

enweille (expr.) *
1) allez ! vas-y ! : enweille, t'es capable ! 2) envoyer, tirer : enweille-la, ta balle !

 

épais (ou épa) (adj.)
con, imbécile. Syn. cave, tarla, niaiseux.


6月7日

Petit cours québécois

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Bien souvent quand je parle à mes amis du Maroc ,ils ne comprennent pas mes expressions ,je suis obligé de leur expliquer . Alors ce soir j'ai trouvé quelque chose ,j'ai trouvé ça drole , ça explique plein des choses sur les québécois . Alors j'espère que ça va vous aider à mieux me comprendre .J,en rajouterai de temps en temps ,il y en a trop ,bisous

  
 
 
 
Petit cours d'expressions Québécoise
 
Expressions diverses et très courantes:
* Les trois repas ici sont: le déjeuner (matin), le dîner (midi) et le souper (soir).
* Ajout de "-tu" après les questions:
T'en veux-tu? Il en veut-tu? Ils en veulent-tu? Tu m'écoutes-tu? Je l'ai-tu?
* J'en ai en masse, j'en ai un char et puis une barge (beaucoup, en grande quantité)
* T'sais? (réduction de: tu sais?). Plusieurs Québécois ponctuent généreusement leurs phrases de cette petite expression!
* À c't'heure ou Asteure (réduction de "À cette heure", a le sens de maintenant)
* Envoye-donc! (lorsqu'on veut convaicre quelqu'un de faire quelque chose)
* Pantoute! (ou "pas-en-toute", signifie "pas du tout!")
* Tiguidou! (c'est d'accord!)
* C'est écoeurant! C'est l'enfer! (peut être extrêmement négatif OU extrêmement positif)
* Pendant la belle température, comme il est agréable de prendre une marche (faire une ballade à pied)
* Je suis tanné, c'est plate (j'en ai marre, c'est ennuyant / ennuyeux)
* Je suis mal pris (en détresse, j'ai besoin d'aide)
* Au Québec, on n'aime pas les gens qui s'énervent! Tords pas tes bas! Capote pas! Brise pas ta chaîne! Garde tes shorts! Grimpe pas dans les rideaux! Mange pas tes bas! Pogne pas les nerfs! Prends ton gaz égal (du calme!)
 
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Les noms (lexique):
* Un abreuvoir (fontaine pour boire)
* Une agace (aguicheuse)
* Un aiguisoir (taille-crayon)
* La balloune (ballon)
* Un barbier (coiffeur)
* Des barniques (lunettes)
* Une broue (une bière)
* Un bazou (une vieille auto)
* Des bébelles (jouets ou babioles)
* Un bec (un bécot, un baiser)
* Une bécosse (toilette sèche)
* Un bécyque (une bicyclette)
* Une bédaine (gros ventre)
* Une bibitte (insecte ou animal inconnu)
* Des bidoux (de l'argent)
* Ma blonde (mon amoureuse)
* Des bobettes (caleçon, sous-vêtement)
* Une calotte (casquette)
* La cassonade (sucre brun)
* Un cégep (collège)
* Un char (voiture)
* Une chicane (conflit)
* Mon chum (ami, copain ou amoureux)
* Un citron (auto en mauvais état)
* Des claques ou chouclaques (couvre-chaussures)
* Une craque (remarque désobligeante)
* Une débarbouillette (une savonnette)
* Un dépanneur (petit magasin général)
* Des flots (des enfants)
* Du foin (de l'argent)
* Des foufounes (fesses)
* Un frigidaire (réfrigérateur)
* Galarneau (le soleil)
* Un Gino (un macho, un phallocrate)
* Une lampe de poche (lampe-torche)
* De la liqueur (boisson gazeuse)
* Un minou (un chat)
* Mes mitaines (moufles)
* Une passe (un laissez-passer)
* Une patate frite (des frites)
* Des patates pilées (pommes de terre en purée)
* La pâte à dents (dentifrice)
* Une patente, un cossin (truc, chose, objet inconnu)
* Une peignure (coiffure)
* Un perron (petite véranda)
* Une piastre ou piasse (un dollar)
* Un piton (bouton qu'on appuie)
* Un pitou (un chien)
* Un plasteur (pansement)
* Une pogne (piège, ruse)
* Une polyvalente (école secondaire)
* Quétaine (moche, passé mode)
* Un siffleux (marmotte)
* Des sparages (grands gestes)
* Une tabagie (vend cigarettes et journaux)
* Une tuque (bonnet d'hiver en laine)
* Des vidanges (ordures)
* Une vue (un film)
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Les actions (verbes):
* S'accorder comme chien et chat (se chicaner tout le temps)
* Se prendre pour un autre (se croire plus important qu'on ne l'est réellement)
* Achaler, gosser, tomber sur les nerfs (déranger quelqu'un)
* Être sur son 36, se mettre beau ou belle (être chic)
* Ambitionner su' l'pain béni (abuser d'une situation avantageuse)
* Attacher son manteau (boutonner)
* Avoir le coeur gros (être triste, mélancolique)
* Avoir les yeux dans la graisse de binnes (regard amoureux, rêveur)
* Baragouiner l'anglais, parler anglais comme une vache espagnole (avec beaucoup de difficulté)
* Barrer la porte (fermer à clé)
* Bavasser (bavarder, se comporter en délateur)
* Bêcher (tomber tête première)
* Becotter (embrasser)
* Brailler (pleurer)
* Brosser (se saouler la gueule)
* Capoter, perdre le nord (paniquer, devenir fou)
* Chauffer (conduire un véhicule)
* Chiâler (se plaindre)
* Chicaner (engueuler, réprimander)
* Crouser (faire la cour, conter fleurette)
* Écrapoutir (écraser)
* Au Québec on embarque et on débarque d'une voiture (d'un char)
* Enfirouaper (jouer quelqu'un)
* Être fou comme un balai ou comme d'la marde (dingue, en état de panique ou fou de joie)
* S'évacher (s'affaler, paresser)
* Faire la baboune, faire du boudin (bouder)
* Faire dur (avoir mauvaise mine, mauvaise apparence)
* Faire ses commissions (ses emplettes)
* Magasiner (faire des achats)
* Manger une volée (se faire tabasser)
* Minoucher (caresser)
* Paqueter, paqueter ses p'tits (empaqueter ses choses, faire ses valises)
* Partir le char (démarrer la voiture)
* Placotter, jaser, potiner (bavarder, discuter)
* Pogner (agripper, empoigner ou encore avoir du succès en amour)
* Se faire passer un sapin (se faire rouler)
* Se pogner l'cul (ne rien faire, paresser)
* Sacrer son camp (partir, quitter)
* Se sauter dans la face (s'engueuler)
* Taponner (perdre son temps)
* Tirer la pipe à quelqu'un (agacer, taquiner)
 
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Les mets et la cuisine traditionnelle:
Le ragoût de pattes, la tourtière, les bines au sirop d'érable, les oreilles de Christ, les pets de soeur, le pouding chômeur, les cretons, la tête fromagée, le sirop d'érable (en sucre, en beurre, en tire, etc.), le pâté chinois, le pâté de viande, la soupe aux pois, la minoune, la soupane, le cipaille, les grand-pères, la tarte à la farlouche, la gibelotte, les plorines, des bonbons aux patates, des grillades de lard, du boudin, des petits poissons des chenaux, la soupe aux gourganes, la soupe au pain, le bouilli, la soupe aux coques, le ketchup aux fruits, la tarte au sucre, la bière d'épinette, le caribou, le ragoût de boulettes, le blé d'Inde (vive les épeluchettes), les beignes et beaucoup de patates!
Le fast-food: la très populaire poutine (frites avec sauce et fromage en grains), le michigan (hot-dog avec sauce à la viande), la guédille (très populaire à Sherbrooke, il s'agit d'un hot-dog dans lequel des frites et du chou remplacent la saucisse, également appelé «moineau» dans le Bas-Saint-Laurent), le hot-dog «stimé» (à la vapeur) ou «tosté» (grillé).
 
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La météo:
* Il mouille (il pleut)
* Il fait frette (très froid)
* Il mouille à boire debout (abondamment)
* Il mouille à sieaux (beaucoup, comme si on vidait des seaux d'eau)
* Il vente pour écorner les boeufs (violemment)
* Des bancs de neige (congères)
* Du frimas dans les vitres (fine couche de glace)
* De la poudrerie (blizzard)
 
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P'tits mots doux:
Mon pitou, ma pitoune, mon minou, ma minoune, mon b'bé, mon pitte, mon coco, ma cocotte, mon chou, mon chouchou, ma chouchoune, ma belle chouette, ma poupoune, ma poune, mon toutou, ma toutoune, mon pitchounet, ma pitchounette, ti-gars, fifille, mon beau bonhomme, mon homme, mon ti-nomme.
Les insultes (Ah! Si le capitaine Haddock avait été québécois!):
Niaiseux, niaiseuse, cave, épais, épaisse, tarla, innocent, sans-dessein, sans-génie, bozo, clown, colon, légume, mal-amanché, mal-engueulé, croûte, cacaille, zouave, tata, toton, totoche, têteux, têteuse, cruchon, cruche, guidoune, licheux, senteux, morveux, maniéreux, mouk-mouk, ti-coune, agrais, grand flanc mou, grand slaque, effronté, polisson, cochon, zouf, courailleux, pissou, taupin, face de boeuf, air bête, quétaine, guerlot, grébiche, v'limeux, seineux, pisseux, bretteux, colleux, ostineux, râleux, renifleux, écornifleux, chiâleux, tapon, baveux, barbeux, pouilleux, langue sale, mon écoeurant, ti-cul, gino, crotté, chien à culottes, pas-bon, poche, lètte, pioche, gratteux, poire, moron, vendu, pourri, tout-nu, mangeux d'marde, grosse torche, cornichon, braillard, r'chigneux, creton, fatiquant, achalant, gossant, gniochon, cucu, quétaine, casseux de party, petite vinyenne, poisseux, fendant, frappable, aguissable, patate, tête de cochon, tête de melon, tête de pioche, magané, marabout, mal-amanché, baquais, bavasseux, bavasseuse, beigne, pâte molle, péteux de broue, grosse plorine, poche-molle, tête-folle... Mettre "maudit" devant ces insultes en augmente l'effet. Ou encore...
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Il y a les légendaires sacres... Les terribles sacres (coeurs faibles s'abstenir):
Au Québec, pour blasphémer, il faut faire appel au vocabulaire religieux. Employez-les seulement entre amis (ou pour ajouter de la gravité à une insulte) car ils peuvent choquer et sont jugés socialement inacceptables et très grossiers. Il y a les sacres "durs" et les sacres "doux".
Les sacres durs les plus courants sont: crisse, tabarnaque, esti, calvaire, câlisse, ciboire, viarge, baptême et sacramant. On peut les combiner pour doubler ou tripler l'effet: osti de câlisse. On peut les sanctifier: saint-ciboire.
Les sacres doux sont des espèces de versions ramollies des sacres durs, ils sont donc moins choquants mais ne s'utilisent pas dans n'importe quelle circonstance non plus. Les plus courants sont: tabarslaque, tabarnouche, calvasse, calvince, tabouère, clisse, crime, batèche, sacramouille, cibolaque, christie, etc.
Les sacres peuvent être utilisés comme simple interjection (marquant la surprise, la douleur, la consternation). Ils peuvent être utilisés comme noms communs et deviennent alors des insultes (en mettant "un(e)" ou "le/la" devant). Ils peuvent qualifier (un calvaire de bon film), quantifier (il y en avait en tabarnaque) et certains sacres durs peuvent même servir de verbes (crisser, câlisser, décâlisser, déconcâlisser, etc.)
J'aimerais insister sur le fait que ces mots peuvent s'avérer extrêmement choquants, même si ils peuvent paraître plutôt inoffensifs et rigolos à des visiteurs étrangers. Ils s'utilisent dans un contexte très décontracté et amical, ou encore si vous voulez être très insultant (au risque de recevoir une claque sur la "yeule")!
Au Québec, tous les blasphèmes sont des mots religieux, révélant ainsi l'omniprésence de la religion (parfois utile pour la survie du peuple, parfois honteusement manipulatrice de ce même peuple). La religion catholique au Québec a été un des éléments qui a permis aux francophones de conserver une identité... elle les a cependant parfois fait vivre dans la terreur du châtiment, dans l'idée que "nous étions nés pour un petit pain" - et donc qu'il fallait nous laisser gouverner...)
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Les anglicismes:
* Baquer (donner son appui, son accord)
* Bosser (se comporter comme si on était le patron)
* Canceller (annuler)
* Une cédule (un horaire)
* Être djammé (coincé), raqué (fatigué, endolori), dérenché (en piteux état), fucké (brisé), badloqué (malchanceux).
* Kiquer (donner un coup de pied)
* ouatcher (garder à l'oeil)
* Ploguer (brancher)
* Puncher (donner un coup de poing)
* Slaquer (congédier)
* Spotter (apercevoir)
* Rusher (se dépêcher, faire à la hâte)
* Toffer (endurer une situation désagréable)
* tripper, bozer (avoir énormément de plaisir, être en extase)
* Vedger (paresser, perdre son temps)
* La sloche (gadoue), la scrappe (déchets), la poque (rondelle de hockey), l'élévateur (ascenseur), le flat (crevaison), le beurre de pinottes (d'arachides).
* Le "Bonhomme Sept Heure", personnage légendaire utilisé pour faire peur aux enfants qui refusaient d'aller se coucher, prendrait son nom de "Bone Setter", nom anglais donné aux ramancheurs.
* Le mot "pitoune" utilisé aujourd'hui pour parler d'une belle femme (pas toujours très flatteur pour la fille en question), fut également utilisé par les bûcherons pour parler de troncs d'arbres. Le mot viendrait de l'anglais puisque les bûcherons anglophones avaient hâte à leur congé pour aller fêter et revoir des femmes à la "Happy Town" (la pitoune pour des oreilles francophones).
 
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